Tuesday, 15 November 2011

La longévité, nouveau défi de la science


C'est "un tsunami scientifique" :
"Près de 1 000 articles scientifiques sur la biologie du vieillissement ou de la longévité sont publiés chaque mois", recense Hugo Aguilaniu, un des spécialistes du domaine, qui dirige une équipe du CNRS à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon.

En une semaine, début novembre, trois résultats marquants étaient publiés : une équipe française (Inserm Montpellier) parvenait à rajeunir des cellules de centenaires en les reprogrammant in vitro.
Une équipe américaine (clinique Mayo, Minnesota) réussissait à retarder chez la souris les troubles liés à l'âge grâce à une élégante manipulation génétique, décrite dans Nature, permettant d'éliminer les cellules sénescentes de l'organisme.
Et une équipe suédoise (université de Göteborg) mimait chez la levure l'effet d'une restriction calorique, en ajoutant aux cellules une enzyme qui prolonge leur durée de vie.

"Tout va très vite, note Hugo Aguilaniu.
En 1993, le premier gène capable de prolonger la durée de vie d'un animal était identifié par Cynthia Kenyon (université de Californie). Et seize ans plus tard, en 2009, une première molécule (un antibiotique) était utilisée avec succès pour augmenter la durée de vie d'un mammifère. C'est spectaculaire !"

L'écho médiatique donné à ces études renvoie aux mythes qui, de Gilgamesh à Mathusalem et Faust, se réveillent face à toute promesse de jeunesse prolongée. "Dès qu'on parle de longévité, dit Hugo Aguilaniu, cela fait tourner la tête à beaucoup de gens, y compris à des scientifiques et des industriels..."

Pour tenter de discerner fantasmes et réalité, voici un panorama des pistes scientifiques.
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