Monday, 4 March 2013

1,5 millions de portugais dans la rue

Toujours en sévère récession, le Portugal est contraint de privatiser tous les secteurs stratégiques de son économie. Les fleurons du secteur public sont en ventes et la restructuration des services publics de base promet d'être drastique.



 Pour Pedro Lains professeur d’Histoire de l’économie à l’ISCTE- Institut des sciences sociales de l’Université de Lisbonne, La manière dont ces privatisations sont menées soulève des questions. Il y a des intérêts particuliers derrière ces dossiers. D’un côté le ministre d’État Miguel Relvas - personnalité contestée - est lié à des intérêts sud américains, et aussi Angolais. Et le conseiller du premier ministre, António Borges, ancien de chez Goldman Sachs, est lié aux intérêts financiers. Ceux-ci n’interviennent pas directement dans les OPA, mais dans les médiations, qui peuvent rapporter beaucoup

 De son côté, le gouvernement dit ne pas avoir le choix : il doit dégager six milliards d’euros de recettes grâce à son vaste programme de privatisations. Les privatisations sont bel et bien inscrites dans le Mémorandum fixant, avec le FMI et l’Union Européenne, la feuille de route de la restructuration de l’économie portugaise pour lui éviter la banqueroute. C'est en échange de ce grand lessivage, doublé d'une politique d'austérité sauvage, que le Portugal s'est vu accorder, en mai 2011, un méga prêt de 78 milliards d'euros.

Même si 60 milliards lui ont déjà été versés, le chantier est si vaste et l’impact des mesures d’austérité si conséquent que le Portugal semble s’écrouler sur lui-même. Source

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