Témoignage d’un salarié de PSA
Au lendemain de la catastrophe qui touche PSA, je ne peux que me souvenir d’un jardinier de la Seine-Saint-Denis cultivant un lopin dans le grand ensemble des jardins familiaux de Stains. Une succession de potagers aussi divers que les gens qui les façonnent à leurs idées. Ce jardinier, locataire pour quelques euros d’un espace pour légumes et petits fruits se nomme Alain. Il a aujourd’hui 36 ans, il travaille à PSA, dans l’usine toute proche d’Aulnay.
Il expliquait l’année dernière au moins deux choses : « les fraises, les framboises, les groseilles, si je n’avais pas ce jardin depuis une douzaine d’années, mes deux mômes ne verraient jamais la couleur ni la saveur de ces petits plaisirs que les bourgeois ne remarquent même plus. On est nombreux ici à récolter des produits que nous n’avons pas les moyens de nous offrir souvent avec nos salaires à peine supérieur au Smic. Tu vois ces sept rangs de haricots verts ? Tu imagines combien de bocaux cela va nous faire pour l’hiver ? Sans compter tout ce qu’on mangera en frais.
LIRE la SUITE >>

No comments:
Post a Comment