Après trois ans de crise de la zone euro, tout le monde s’est habitué à ce que des décisions de politique économique, financière et budgétaire, qui intéressent pourtant directement plus de 500 millions de personnes, soient prises dans la plus parfaite opacité et sans aucun contrôle démocratique : « ni le Parlement européen, ni les parlements nationaux n’ont leur mot à dire sur ce que décide le Conseil européen et la Commission », dénonce Guy Verhofstadt, le patron du groupe libéral de l’europarlement. " En tous les cas », poursuit-il ironiquement, « ils ne peuvent pas nous mettre sur le dos leur incapacité à décider des bonnes politiques. Alors qu’ils ont les pleins pouvoirs depuis 3 ans, 7 pays de la zone euro sont en récession, 9 en stagnation, seule l’Estonie est en croissance."
Quelle “réussite” ! pour reprendre le mot qu’a osé utiliser José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, dans la lettre qu’il vient d’envoyer aux chefs d’État et de gouvernement ».
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