Saturday, 2 March 2013

Perception et automatisme

Ainsi le trompe-l’oeil n’est qu’un piège qui nous renvoie à notre regard, à la manière dont nous regardons – et occupons – l’espace. Si une « vraie » maison s’élevait là où il n’y a qu’un mur, si des vrais jardins à la française s’étalaient au-delà de ces grandes baies vitrées, si de vraies fenêtres habillaient ces façades, peut-être ne prendrions-nous même pas la peine de les regarder.




 Ce qui arrête notre regard, un court instant, c’est l’irruption de la fiction dans un univers auquel, à cause de ce que l’on pourrait appeler notre cécité quotidienne, nous ne savons plus prêter attention.


Georges Pérec, « Ceci n’est pas un mur… », préface du livre Le trompe-l’oeil de Cuchi White

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