Lorsqu’il se découpe enfin dans la brume et les vapeurs chaudes, coque élégante en suspension entre deux mondes, on songe d’emblée à « Fitzcarraldo ». A ces chimères dont l’Amazonie a toujours été grande pourvoyeuse et qui ne s’apprécient qu’à l’aune de leur démesure et de leur vanité.
Le pont sur l’Oyapock, qui unit en un saisissant raccourci la France et le Brésil, appartient à ces épopées, à ces conquêtes aussi inutiles qu’indispensables. « Concrètement, humainement, économiquement, ce pont ne servira à rien », m’a prévenu, au départ de Cayenne, le chercheur Gérard Police, Guyanais depuis plus de trente ans et docteur en études brésiliennes. « Mais c’est un super outil diplomatique et géopolitique, un monument presque totémique destiné à être inauguré et célébré. »
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