Saturday, 17 December 2011

Quand le capitalisme souffre, il faut sacrifier la démocratie


« Ce que nous dit cette agence [S&P] est clair : pour les investisseurs, la zone euro et l’Europe ont besoin d’un cadre politique rigoureux, structuré, efficace, capable sur le moyen et long terme de tenir ses engagements . D’une certaine façon, c’est un appel à une gouvernance politique et économique plus solide, et notre réponse est sans ambiguïté : c’est l’accord franco-allemand élaboré hier (lundi 5 décembre) par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel », a déclaré le Premier ministre français François Fillon devant l’Assemblée Nationale après avoir commenté l’annonce de S&P à propos d’ une éventuelle dégradation de la notation du crédit de 15 pays de la Zone-euro (ZE).



L’accord Merkozy, comme titre la presse, impose l’austérité à perpétuité pour la ZE grâce à des sanctions automatiques pour les pays qui violent les limites des déficits budgétaires, et en ancrant des limites sur la dette fiscale, dans les Constitutions des États membres de l’Union Européenne (UE), comme le définit succinctement l’agence Bloomberg. Grâce à la menace des marchés, c’est-à-dire de S&P, l’accord Merkozy sera probablement accepté quand se réuniront, ce vendredi 9 décembre, les dirigeants des 27 pays de l’UE, dont 17 font partie du ZE.

L’ombre de la « Commission Trilatérale »:

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