Sunday, 9 December 2012

Simplement rendre la Terre à la Terre.

« Vous êtes prisonniers d’un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. » Daniel Quinn
On confond écologie et environnement. Cette confusion, dont même l’écologisme est coutumier, est loin de n’être que sémantique. Se préoccuper du décor en ignorant l’importance des interdépendances régulatrices est le péché anthropocentriste par excellence.




 Il se paiera cher, les chèques environnementalistes étant toujours escomptés sur un avenir qui doit tout à l’écologie. C’est au détriment du tout que nous construisons notre petit jardin ornemental, c’est au détriment des biocénoses que nous remembrons et gavons d’intrants nos champs, c’est au détriment de la forêt naturelle que nous alignons des arbres sur un sol toiletté. La gestion policière, voilà l’attitude ennemie de la nature. La cécité écologique de l’homme civilisé achève en ces temps de fossiliser le vivant. Polluons-dépolluons, saccageons-protégeons, épuisons-régénérons, déboisons-reboisons, lâchons-régulons… : interventionnistes parce qu’environnementalistes. On ne reconstruit pas les écosystèmes, on ne négocie pas avec la nature. Ce que savaient implicitement les peuples premiers. Il faut rendre la Terre à la Terre.

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