[Note perso : Si nous vivions dans le monde d’Orwell seule la propagande officielle serait autorisée, tout le reste serait interdit...Nous vivons plutôt dans le monde d’Huxley où l’information est noyée dans un océan d'infos inutiles, de propagande de tous bords toutes aussi contradictoires les unes que les autres desquelles il est bien difficile de se faire une opinion non biaisée.
Cette analyse de Alain Chouet permet de mettre en évidence le fait qu’en Syrie ce ne sont pas des “méchants” partisans d’Hassad qui terrorisent des “gentils” rebelles démocrates, mais qu’il s’agit bien de “méchants” contre des “méchants”. Et donc qu'il n'y a pas besoin de prendre parti pour bonnet blanc contre blanc bonnet, mais observer le blueprint du PNAC (Project for A new American Century ) en action ]
Les pires conjectures formulées au premier semestre 2011 concernant les mouvements de révolte arabes deviennent aujourd’hui réalité. Je les avais largement exposées dans divers ouvrages et revues à contre courant d’une opinion occidentale généralement enthousiaste et surtout naïve. Car il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés.
Une fois passé le bouillonnement libertaire et l’agitation des adeptes de Facebook, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Le pouvoir est tombé dans les mains des seules forces politiques structurées qui avaient survécu aux dictatures nationalistes parce que soutenues financièrement par les pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs et politiquement par les Occidentaux parce qu’elles constituaient un bouclier contre l’influence du bloc de l’Est : les forces religieuses fondamentalistes. Et le « printemps arabe » n’a mis que six mois à se transformer en « hiver islamiste ».
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