Thursday, 9 December 2010

La génération de l'échec



Je l'ai toujours dit .. les baby boomers ont été, dans la plus grande majorité, ceux qui ont le plus bénéficié des meilleures années, qui ont le plus trippé, qui auraient pu changer réellement le systéme à un moment donné, mais qui au contraire se sont le plus raccrochés au wagon une fois la fête finie et qui travaillent même à maintenir le systéme ...

"La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l'histoire comme la génération de l'échec. C'est la génération de Mai-1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.
Car elle a tout raté sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

Elle prend le pouvoir au moment où l'Europe voit disparaître la menace soviétique et avec elle la coupure entre l'Est et l'Ouest : une chance historique pour notre continent de retrouver son unité et son indépendance. Mais nos soixante-huitards n'ont eu de cesse de se placer sous le giron des Etats-Unis et de l'OTAN. Nos pacifistes ont embarqué sans remords les Européens, transformés en valets d’armes américains, dans la guerre du Golfe, dans la guerre contre la Serbie, contre l'Irak, « contre le terrorisme » et envoyé nos soldats dans le guêpier afghan. Ils s'efforcent aussi d'isoler la Russie pour le plus grand profit des intérêts stratégiques américains.

L'Europe disposait d'atouts économiques puissants et en particulier de la perspective d'un grand marché préférentiel. Les soixante-huitards, à la remorque des Britanniques, nous ont précipités dans l'impasse du libre–échange mondialiste. Résultat : l'Union européenne est le seul espace économique au monde qui ne se protège pas, avec pour conséquence la désindustrialisation, l'immigration de peuplement, le chômage structurel, la stagnation et l'explosion des charges sociales pesant sur la collectivité.

Au seuil du dernier quart du XXe siècle les Etats européens étaient solides, les finances publiques équilibrées et, le système politique, démocratique à l’Ouest. La génération de l'échec a sabordé en quelques années, sur l'autel de la supranationalité européenne, mille ans d'héritage européen : le respect des frontières, la suprématie de la loi, la maîtrise de la monnaie, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Résultat : elle a instauré un système post–démocratique reposant sur la coupure entre le peuple et la super-classe dirigeante et la réduction permanente des libertés pour les autochtones.

Et tout cela pour rien Car elle a aliéné nos libertés nationales au profit d’une entité sans forme qui n'est ni une fédération, ni une confédération, ni un Etat et qui ne sait même pas définir où est sa frontière ni qui est européen. Qui n'a pas le droit de venir en aide aux Etats en crise. Qui est un néant impolitique, impuissant et verbeux. L’Union européenne n’assure ni la prospérité, ni la sécurité, ni la liberté des Européens. Ce n’est qu’une bureaucratie, machine à détruire les identités et les libertés.

Les soixante-huitards ont ouvert les portes de l'immigration de peuplement au nom de l'idéologie des Droits de l'homme et de la repentance antiraciste. Ils pensaient enfin avoir trouvé un prolétariat à défendre ! Résultat : l'Europe est désormais confrontée au communautarisme, au problème noir et à l'islamisme, mais pour le plus grand bénéfice des entreprises transnationales dirigées par la génération de l’échec.

La génération de l’échec a présidé à la mise en place d’un système économique qui augmente les inégalités sociales, alors qu’elles se réduisaient au XXe siècle. Elle a démantelé toutes les institutions qui faisaient la société au nom du dogme de la libération de l’individu réputé libre dans un marché ouvert et des vertus de la dérégulation. Résultat : les sociétés européennes, réduites au marché, implosent. Les finances publiques des Etats européens sont aujourd'hui toutes en déficit car elles croulent sous les dettes et les charges sociales, conséquence du libre-échangisme mondialiste et de la dénatalité.

L’Europe disposait d’une culture riche, ancienne, vivante et rayonnante.
La génération de l’échec, au nom de l’avant-gardisme et de la révolution culturelle, a tout cassé. L’Europe s’est, certes, peuplée de musées mais c’est parce que sa culture a été tuée par la génération de l’échec, justement. Elle est morte et c’est pour cela qu’elle est remisée dans des vitrines. La génération de l’échec a instauré un nouvel académisme : celui de l’art déraciné marchand. Elle a ouvert la culture européenne à la déferlante des produits standardisés américains et à la tyrannie de l’anglais. Elle a laissé sombrer les écoles et les universités en imposant ses théories pédagogiques libertaires.

La génération de l’échec n’a aucune excuse. Elle n’a été confrontée ni à la guerre, ni à la décolonisation, ni à la misère. Elle a hérité, au contraire, d’un monde en paix, vivant dans l’aisance et l’espoir de lendemains encore meilleurs.
Au surplus elle est restée sourde aux inquiétudes qu’exprimaient de plus en plus fortement les peuples européens face aux orientations qu’elle faisait prendre à nos sociétés. Sa seule réponse a été le mépris, la répression et la censure des voix dissidentes. Car la génération de l’échec, du haut de sa prétention qui n’a d’égale que son inculture, prétendait posséder seule les secrets du bonheur et de la fin de l’histoire. Elle se dit cosmopolite mais en réalité elle ne connaît pas le monde ni sa géographie ni son histoire.

C’est une génération d’enfants gâtés, qui s’est comportée en héritier frivole qui dilapide le capital familial en menant grand train – le capital de tous les Européens.
Mais voici que les créanciers sonnent à la porte.
Et que s’avance le tribunal de l’Histoire. "

Michel Geoffroy

Enjoy the silence

Quand l'homme se libère de l'expression sociale de son envie, de son ambition, de son arrogance, de sa réussite, de son statut — quand il se libère de tout cela, c'est alors qu'il est complètement seul. Et c'est tout autre chose. Alors est une immense beauté, alors est la sensation d'une immense énergie.”
Extrait du livre “Le Livre de la Méditation et de la Vie ” de Krishnamurti
Trouvé chez Ex Disciple

Wednesday, 8 December 2010

Kundalini

Dans les enseignements yoguiques, Kundalinî (d'après le terme sanskrit, "kundal" signifiant "boucle") désigne une puissante énergie se trouvant lovée dans l'os sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Par la pratique d'une authentique méditation, la Kundalinî s'éveille et monte le long de la colonne vertébrale depuis l'os sacrum jusqu'à la fontanelle, progressant d'un chakra à l'autre afin de les illuminer un à un. Le yoga enseigne que cette énergie porte la conscience du Soi, et que l'éveil de la Kundalini conduit à la réalisation, par le pratiquant, du plus haut niveau de conscience ou illumination.
Plus concrètement, ce fut, à l’origine, une méthode initiatique tendant à pallier l’extinction progressive des anciennes facultés de clairvoyance, en même temps qu’une tentative de plus en plus désespérée de retrouver l’ancienne vision des mondes suprasensibles, et par là, de renouer le contact avec l’immaculée Sagesse divine. Cette technique initiatique ne fut jamais, contrairement à ce que l’on croit, l’apanage du monde oriental : l’ésotérisme occidental la connut fort bien, de l’Egypte à la Scandinavie, en passant par la Grèce et l’Asie mineure hittite. La Pêche fameuse du Serpent Jormundgandr par Thor en est un témoignage nordique fidèlement conservé dans l’Edda. Ce qu'exprime ici, dans son expression macrocosmique, l'image ci-dessous combinant en une seule figure l'initiation de Thor avec celle d'Odhinn métamorphosé de serpent-tarière en aigle lors de sa conquête de l'Hydromel des sages :

Et, d’une manière générale, tout ce qui, dans l’univers des contes, fit appel à l’image de l’Arbre et de la Colonne, de la Tour et du Puits selon le mode d’initiation sous-entendu. Un exemple, parmi les plus connus : le conte de Grimm « Raiponce » : Sans entrer dans les détails, l’héroïne du conte est, comme bien d’autres vierges de ce type, enfermée dans une Tour "sans portes" dont le seul accès est sa propre chevelure – nattée, bien sûr – qu’elle doit laisser pendre à l’extérieur ; cette dernière tombant, chez les filles, de la nuque au bas des reins le long de la colonne vertébrale, elle en devenait ainsi le symbole immédiat de ce qui permet alors au Prince de la rejoindre et de s’unir à elle… Image de ce qu’on appelle encore les Noces mystiques entre l’âme et son esprit, ou, pour les Indiens, de Shiva et de sa Shakti.
Yoga